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Extrait de Parler avec l’accent

Oran a été moins touchée qu’Alger par les attentats.
Lorsque j’y étais, il s’agissait de bandes isolées qui vivaient dans la brousse et faisaient, par exemple, exploser des bombes sur les voies ferrées…
Mais les attentats étaient vraiment peu nombreux. Ces hommes tentaient surtout d’exercer sur la population une pression psychologique afin de décider les gens à partir.
Le danger se trouvait hors des villes et des villages.
C’était dans le djébel- la campagne - qu’ils faisaient des incursions.

Il faut bien souligner que les Arabes n’étaient pas tous d’accord avec le FLN.
De plus, en 1960, l’armée du FLN était pratiquement réduite à néant.
C’est la politique française de l’époque qui a été dans le sens de l’Algérie algérienne.

Nous n’avons pas attendu l’Indépendance.
Nous sentions qu’avec le climat qui régnait, nous devions prendre les devants. Il fallait partir. Et c’est ce que nous avons fait. Nous avons quitté Oran en 1961. Mon beau- père, malgré nos demandes répétées et notre inquiétude, a tenu à rester. C’était son pays. La terre de son enfance. Il était convaincu qu’il n’en partirait jamais.

Notre destination en France : Pau.
Mon frère aîné Gustave se trouvait là-bas depuis environ une année : il avait craint pour ses enfants en raison des attentats qui commençaient à avoir lieu à Oran. Il nous avait donc précédés et avait recommencé sa vie en métropole.
Il avait ouvert la marche et cela nous a un peu incités à en faire de même, étant donné que les affaires ne marchaient plus, et que la tension générale commençait à être palpable…

À notre arrivée, je n’étais pas en terrain inconnu. Je n’étais donc pas particulièrement traumatisé. La France, je la connaissais : du temps où je vivais chez mes parents, nous y venions tous les deux ans passer des vacances. Nous restions une quarantaine de jours à Bagnères-de-Bigorre…

J’avais vingt-huit ans, et c’était quand même un grand départ… Un changement de vie radical. Nous laissions derrière nous ce que nous possédions ainsi que des lieux et des gens chers à notre coeur.
Un drôle de sentiment ne m’a jamais quitté : je me considère toujours en transit. Je sais que je ne vais pas retourner vivre en Algérie, je suis ici maintenant, et c’est mon pays...
Mais j’ai comme une impression de transit, je ne sais pas, comme si je ne terminais pas ma vie ici… Alors que c’est ici qu’elle s’achèvera…

En 1962, après les accords d’Evian, il y a eu l’Indépendance.
L’Algérie n’était plus française et c’est à partir de ce moment qu’ont commencé les véritables exactions en Oranie.
Deux ou trois jours après, Oran a connu un véritable massacre.
Ma mère, ma sœur et mon frère cadet se trouvaient encore là-bas lorsque cela s’est produit.
Par chance, leur quartier a été épargné.
Pourtant, on sait qu’il y a eu des morts derrière la gare… Heureusement ils habitaient du « bon côté »…
Ce jour-là, les Arabes sont venus des « villages nègres », comme nous les appelions (nègre n’étant pas un terme péjoratif)… Ils sont arrivés de la Cité du Lac, peuplée essentiellement de gens appartenant au FLN : ceux que l’on appelait les fellagas, un terme qui signifie en arabe « combattant ».
Il étaient armés jusqu’aux dents…
Ils sont entrés dans les immeubles et ont tué les gens qui se trouvaient sur leur passage. Sans choisir les cibles. Il ne fallait pas se trouver sur leur chemin ce jour- là…
Ils ont tué à coups de fusil et à coups de couteau cinq mille Européens sur les deux cents mille qui vivaient à Oran. Une véritable boucherie. Un massacre absolument effroyable…
Et ça on peut le lire dans les livres d’Histoire… Mais ce que les livres ne disent pas, c’est la raison pour laquelle ils ont commis cet acte abominable : leur but n’était pas de semer la panique pour faire fuir les derniers Européens réfractaires au départ d’Algérie…
Ils avaient eu gain de cause et les Européens s’en allaient de toute façon…
Il n’était ce jour-là question que de vengeance de la part d’une minorité toute puissante d’extrémistes du FLN.
À ce moment, le reste de ma famille - ainsi que tous les autres Européens - a réglé en urgence les formalités de départ, ils ont été embrasser une dernière fois leurs proches Arabes et Européens, et ont fui le pays en direction de la France..
  
Voici deux exemples de biographies précédemment écrites par mes soins :

Je vous rappelle que le style de ces deux écrits n’est pas le mien puisque je m’efforce d’écrire en tenant compte de l’âge, du sexe et, plus que tout, de la personnalité du « biographé ». D’autre part, je vous précise que j’ai à cœur d’écrire toutes sortes d’histoires et que je me défends bien de porter un quelconque jugement sur les idées ou le style de vie des personnes qui se livrent à moi, me contentant simplement de restituer au mieux leur vérité.

Le premier est extrait de Parler avec l’accent, biographie de 245 pages d’un retraité de 74 ans, pied-noir et résidant dans le Tarn-et-Garonne. Il souhaitait transmettre à ses descendants l’histoire de son enfance sur fond de deuxième guerre mondiale, leur faire part de ses souvenirs de la guerre d’Algérie et surtout témoigner de sa difficulté à quitter ses amis musulmans et la terre de sa jeunesse. Enfin, nous avons intégré à son livre une galerie de photos d’œuvres sculptées par lui au cours de son existence. Ce livre a nécessité douze heures d’entretiens.

Le second est extrait de La Pudeur, biographie de 188 pages d’un jeune homme de 26 ans, homosexuel, originaire de Nancy, dont le but était de révéler un lourd passé à ses amis proches et de se défaire de son histoire en la consignant dans un livre. Ce livre a nécessité cinq heures d’entretiens. Huit pages A4 (donnant 28 pages au format livre) de notes personnelles manuscrites, entièrement réécrites, y ont été incluses.
Extrait de La Pudeur


Chapitre 1

Nancy, 1980.
C’est là que je suis né.
Plus précisément le 8 juin.
J’ai donc 26 ans à ce jour.
J’ai pris la décision de faire écrire ma biographie pour pouvoir emprisonner ces vingt- six années qui se sont écoulées et qui ne sont à mes yeux, pour la majeure partie, qu’un lot de souffrances. Aujourd’hui, je décide de tourner la page. Au sens propre et au sens figuré. Je me tourne vers le bonheur et décide d’enfermer mes malheurs dans ce livre.
Mon histoire, je la dépose ici, entre ses pages, comme on dépose un baluchon bien trop lourd à porter, après une longue, une très longue route... Je me sens déjà plus léger, à la seule idée de commencer.

J’ai donc 26 ans, mais j’ai l’impression parfois d’avoir déjà vécu dix vies.

Je suis un jeune homme mal dans sa peau depuis toujours.
Si je devais me décrire, je dirais que je suis quelqu’un de gentil, généreux, sensible, avec beaucoup de cœur mais que je suis aussi fragile, timide, réservé, très anxieux et changeant.
Je hais l’intolérance, le racisme et la violence gratuite, qu’elle soit dirigée contre les humains autant que sur les animaux.
Je suis idéaliste : je vis dans un monde imaginaire où tout est parfait. Mais la réalité est bien différente de ce monde dans lequel je crois vivre.
J'ai conservé une âme d'enfant. Parce qu’en moi, tout est confus. Il m’a fallu mûrir très vite pour m'en sortir. J'ai dû sauter des étapes pour survivre. Je n’avais pas le choix.  Je n’ai pas l’impression d’avoir eu d’enfance, ni d’adolescence.

Je suis l’aîné d’une famille nombreuse. Une famille recomposée.
J’ai quatre demi-frères et deux demi-sœurs du côté maternel : Sébastien, 22 ans, Amélie, 21 ans, Fabrice, 18 ans, Jérôme, 13 ans, Kévin, 11 ans et, la petite dernière, Mahéry, 5 ans. Ils vivent actuellement tous chez ma mère.
J’en ai également du côté paternel, mais je ne les ai jamais vus.
Tout simplement parce que je ne connais pas mon père.
EXEMPLES
  
  

 BIOGRAPHIES
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